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L'histoire du Labyrinthe Géant des Monts de Guéret

L’histoire commence en 1992...

En 1992 ce fut l’année du labyrinthe en Grande Bretagne, pays qui a conservé de très anciens labyrinthes. Cela n’est pas passé inaperçu d’un creusois qui travaillait à l’époque dans le tourisme.
En 1993 était créé, par un groupe de chrétiens de la Creuse, l’association "JOB ESPOIR" dont le but était de susciter la création de très petites entreprises susceptibles d’employer des personnes défavorisées.

La conjonction des deux a donné en 1995 le labyrinthe géant de Guéret qui s’est tout d’abord appelé "labyrinthes végétaux" car les créateurs pensaient essaimer dans d’autres régions en voie de désertification.

La première préoccupation des fondateurs fut tout naturellement de trouver un terrain. Ils auraient aimé trouver une parcelle visible depuis la RN 145, voie express qui traverse la Creuse de part en part et qui est l'axe routier le plus fréquenté du département. Mais après des recherches infructueuses, ils se rabattirent sur un terrain appartenant à la Ville de Guéret en bordure de la vaste forêt de Chabrières. Cet ancien terrain agricole et ses abords avaient été achetés par la commune pour y réaliser un projet d’usine de traitement des ordures ménagères qui n’a jamais abouti.

Après discussion, la Ville de Guéret accepta début 1996 de mettre six hectares de terrains à la disposition de l’association pour une durée de 18 ans, prolongée ultérieurement jusqu’à 25 ans. En contrepartie l’association s’engageait à y réaliser par ses propres moyens l’équipement touristique prévu et à y embaucher des personnes en difficulté.

 

 

 Etat du site avant travaux

 

Une partie du site avait servi pendant quelques dizaines d’années de campement de nomades. Il a fallu déblayer des bennes entières de ferrailles et autres déchets laissés sur place ou dans les bois avoisinants.

Il a fallu surtout trouver de l’argent pour financer les travaux et ce ne fut pas le plus simple. Ni les pouvoirs publics ni les banques étaient convaincus qu’un tel projet pouvait intéresser le public et être économiquement viable. Les pouvoirs publics ont lâché un minimum de subvention (en grande partie européennes) « pour voir ». Les banques ont exigé des cautions couvrant intégralement les prêts sollicités. La garantie d’un organisme régional de cautionnement des entreprises d’insertion n’a pas pu être obtenue car un membre d’une association de retraités chargée d’épauler les créateurs d’entreprises a jugé que le projet n’était pas viable. Ce sont donc les bénévoles de l’association qui se sont portés caution.

Pendant ce temps les premiers travaux (nivellement des 2,5 hectares nécessaires à la réalisation d’un premier labyrinthe, piquetage des emplacements où devront être plantés les 11 000 plants) ont débuté à la fin du printemps 1996, financés par un découvert en banque.

A la même époque, l’association apprend avec stupéfaction qu’un labyrinthe de maïs va ouvrir au début de l’été en Touraine. L’idée qui paraissait originale ne l’était plus. De plus, bien qu’ayant entrepris des travaux plus tardivement, ce labyrinthe de Touraine va démarrer bien avant celui de Guéret car il a suffit de planter le maïs en mai pour ouvrir en juillet. Une équipe de la Creuse ira du reste le visiter dès le mois d’août.

Au cours de l’été démarre un chantier-école avec de jeunes gitans qui avaient habité auparavant sur le site lorsque celui-ci servait de campement. Ce sont eux qui ont réalisé les banquettes de terre sur lesquelles seront effectuées plus tard les plantations et qui ont clôturé le futur labyrinthe.

 

Le labyrinthe, un projet avant tout social

 

Les 11 000 plants sont achetés à l’automne 1996, financés par un premier prêt. Pour réduire le coût, la commande porte exclusivement sur de très jeunes plants d’une dizaine de centimètres de hauteur. C’est là que les malheurs commencent. La commande de plants reste bloquée 15 jours dans un camion du fait d’une grève des chauffeurs routiers. En arrivant les plants ne sont pas très frais.

Compte tenu de l’urgence l’association les accepte tout de même et les deux tiers sont plantés en un week end début décembre par 16 bénévoles. Le reste est mis en réserve chez le président de l’époque. Entre Noël et le Jour de l’An sévit un gel d’une rare intensité qui anéantit une espèce sur trois (les éléagnus) ainsi que la moitié d’une autre espèce (les lauriers du Portugal). La 3ème espèce (troënes de Chine) a plutôt bien résisté. Les plants en réserve ont subi les mêmes dégâts car ils sont restés à l’extérieur. Au total bien plus de la moitié des plants manque à l’appel. Le pépiniériste ne remplacera que les éléagnus.

C’est à partir de cet accident que l’association a décidé de créer sa propre pépinière, alimentée en permanence par une source captée, dans laquelle elle plante chaque année des boutures afin de reconstituer peu à peu les pertes subies fin 1996.

 

La pépinière du Labyrinthe
La pépinière du Labyrinthe

 

Au début du printemps 1997, nouvelle déconvenue, la subvention européenne attendue est réduite des deux-tiers. Dans ces conditions, il n’était plus question ni d'embaucher des salariés, ni d’ouvrir au public au cours de l’été 1997 comme prévu puisque le gros des investissements (chalet d’accueil et raccordement aux réseaux) ne pouvait être financé et réalisé dans les délais. L’ouverture a donc été retardée d’un an.

Au printemps 1998, après avoir péniblement récupéré une partie des financements nécessaires, tout s’est accéléré : embauche des trois premiers salariés en insertion - deux à l’entretien, un à l’accueil - achat d’une tondeuse autoportée et de tables de pique-nique, réalisation par les salariés d’un abri pour les tables de pique-nique et d’une autre pour la tondeuse, réalisation par les bénévoles d’un jeu de société géant de 25 m² (jeu de petits chevaux), réalisation par diverses entreprises de centaines de mètres de tranchées pour se raccorder aux réseaux les plus proches, construction d’un modeste chalet d’accueil avec deux WC, réalisation d’une plate-forme pour accueillir les caravanes d’une famille, goudronnage par la mairie des 300 mètres de chemin rural reliant le labyrinthe à la route la plus proche…

 


Le chalet d’accueil

 

Un nouvel emprunt est sollicité et obtenu en mai 1998, toujours avec la caution de bénévoles, pour acheter des milliers de piquets métalliques et des kilomètres de grillage afin de séparer les allées du labyrinthe en attendant que les plants poussent et forment des haies. Du coup le labyrinthe est recouvert par une forêt de piquets et un océan de grillages installés à toute vitesse par le personnel en juin pour l’ouverture au 1er juillet. Pendant quatre à cinq ans, le public sera du reste assez déçu de circuler entre des grillages et non pas entre des haies végétales.

 

Les allées à l'origine
A l'origine, des haies en attente de feuillages

 

Mais le public circulait tout de même dans un véritable labyrinthe dont il n’était pas si facile de sortir avec ses 4,5 km d’allées engazonnées. Par conséquent dès la première année d’ouverture, l’association avait installé, à 14 embranchements stratégiques, des panneaux comportant une énigme (par référence au mythe du Minotaure) c’est à dire une question dont la réponse était soit droite, soit gauche. Les années suivantes, pour varier l’exercice, les embranchements en question ne comporteront plus qu’un numéro, chaque visiteur emportant avec lui un questionnaire thématique choisi à l’entrée et comportant autant de questions numérotées que d’embranchements avec un numéro.

En 1998 le labyrinthe sera ouvert tous les jours de début juillet à fin septembre. Pendant cette période il accueillera 3600 visiteurs. A partir de l’année suivante il sera ouvert de Pâques à Toussaint, tous les jours pendant les vacances scolaires et seulement les week end hors vacances scolaires. La fréquentation sera donc arithmétiquement meilleure en 1999 puisqu’elle passe à 5000 visiteurs mais sur une période d’ouverture plus longue. En 2000, année catastrophique pour le tourisme en Creuse à cause d’une météo très maussade, cette fréquentation redescendra à 4000 visiteurs. Il fut un temps question de tout arrêter car l’année 2000 avait été fortement déficitaire (près de 7500 euros de déficit). Pourtant l’assemblée générale de mars 2001 décida de forcer le destin et d’embaucher un emploi-jeune qui serait chargé de promouvoir le site. Il était manifeste que l’association manquait de professionnalisme dans ce domaine ce qui expliquait en partie la faiblesse anormale de la fréquentation. L’embauche en question ne pourra se faire qu’un an après, en mars 2002 du fait de difficultés rencontrées avec l’administration et l’année 2001 sera encore une année médiocre à 5300 visiteurs.

Entre-temps l’association n’était pas restée inactive. Dès 1999 elle faisait agrandir le chalet d’accueil afin d’améliorer les conditions de travail du personnel d’accueil, construisait un second jeu de société géant à côté du premier et créait un jardin d’enfants. Par ailleurs un stock de tables et de chaises en bois étaient achetés pour améliorer l’accueil du public.

 

Jeux de société géants Des jeux de société géants

 Le chalet à outillage

En 2000 l’association construira un chalet à outillage servant également de vestiaire au personnel d’entretien. Un effort particulier sera mené en matière de fleurissement et d’aménagement paysager de la zone d’accueil.

Le nouvel accueil
Le nouvel accueil

En 2001 par contre il ne se passera rien de plus faute de moyens financiers. Il faudra même fermer le labyrinthe pendant tout le mois de mai car la tondeuse autoportée est en panne et les hautes herbes qui ont envahi les allées ne peuvent être tondues. Le seul investissement notable portera sur une commande de panneaux destinés à flécher le parcours entre un parc aux loups ouvert cette année là à quelques kilomètres du labyrinthe et le labyrinthe proprement dit.

Un concert sera du reste donné dans un château en septembre 2001, grâce à un bénévole de l’association, pour renflouer partiellement les caisses. Et la fin de l’année sera marquée par un nouveau gel qui anéantira les boutures de la pépinières. Par contre les plants installés dans le labyrinthe et qui ont déjà quatre ou cinq ans d’âge, résisteront parfaitement bien.

C’est cette année là que les responsables du labyrinthe s’apercevront qu’ils ont créé le plus grand labyrinthe végétal permanent au monde. En effet, le livre Guiness des records mentionne celui d’Honolulu à Hawaï qui occupe 9300 m² alors que celui de Guéret mesure 22 500 m² soit plus du double. Il ne sera jamais possible d’obtenir la rectification. D’autres labyrinthes végétaux permanents sont apparus depuis, dont un à Bouguenais (Loire atlantique) qui mesure près de 15 000 m² mais aucun ne dépasse pour le moment (2007) celui de Guéret.

Du côté du personnel, deux des trois salariés embauchés en 1998 ont démissionné au fil des ans pour aller occuper un autre emploi dont un à la mairie de Guéret, ce qui était le signe d'une insertion réussie. En 2002 l’association ne comptait toujours que 3 salariés permanents, mais le travail était réparti différemment puisqu’il y en avait un à l’entretien, un à l’accueil (poste renforcé l’été par des bénévoles ou des saisonniers), et l’emploi-jeune pour la promotion et l’animation.

La baisse de fréquentation de l’année 2000 avait cependant alerté les responsables de l’association sur la fragilité d’un équipement touristique unique. D’une part le public, qui avait parfois fait un long déplacement depuis son lieu de vacances, souhaitait pouvoir rester plus longtemps sur le site alors que la visite du labyrinthe ne prend en général pas plus d’une heure. D’autre part, il était manifeste que par grosse chaleur le public préférait aller au bord d’un plan d’eau plutôt que parcourir un labyrinthe en plein soleil. Il fallait donc proposer autre chose en plus du labyrinthe mais quoi ?

Un nouveau dossier de demande de subvention fut élaboré dès l’automne 2000 pour financer des équipements qui seraient sous bois ou au bord de l’eau (un mini-golf, un étang de pêche, un parcours aérien dans les arbres) notamment dans un vallon d’environ trois hectares encore inexploité. Après un an de tergiversations, les pouvoirs publics ont demandé à l’association à l’automne 2001 de faire mener une étude de faisabilité.

Cette étude fut menée au printemps 2002 et son rendu en juillet 2002 laissa les membres de l’association pantois. Le cabinet d’étude ne retenait aucun des projets de l’association. Par contre il préconisait de reconstruire un plus grand chalet d’accueil sur un autre emplacement, d’aménager le vallon en zone de promenade avec des équipements sur le thème de l’eau, de revoir l’aspect paysager du parking et de la zone d’accueil, de recouvrir les jeux de société géants de pergolas contre le soleil…

Bref il préconisait un réaménagement complet du site mais pour un coût dix fois supérieur à ce que l’association avait envisagé d’investir à l’origine (750 000 euros au lieu de 75 000 euros). En contrepartie, il garantissait à l’association que la fréquentation serait majorée de 50 % ce qui la ferait passer de 5000 à 7500 visiteurs par an. Certaines idées étaient judicieuses, notamment en matière paysagère et d’accueil, mais le coût était disproportionné à la fois avec les recettes supplémentaires attendues et avec la capacité à emprunter de l’association. De plus cela ne répondait pas à l’objectif de l’association qui estimait qu’il lui fallait 16 à 17 000 visiteurs payants pour équilibrer les comptes après 2007 date à laquelle les derniers contrats aidés seront transformés en contrats à durée indéterminée non aidés.

En 2002, fort heureusement, les conditions étaient enfin réunies pour un succès (météo favorable, haies végétales en partie à la bonne hauteur dans le labyrinthe et surtout effort de promotion sans précédent) puisque la fréquentation a grimpé à 8600 visiteurs soit un bond de plus de 60 %. Il ne restait plus qu’à multiplier ce chiffre par deux.


Les haies du labyrinthe en 2002

A l’automne 2002, voyant qu’aucun projet important ne prendrait corps pour la saison suivante, l’association décide de mener des projets ponctuels indispensables : construction d’un chalet pour accueillir le bureau de l’emploi-jeune qui est très à l’étroit dans le chalet d’accueil, construction de quatre jeux de société géants supplémentaires ce qui portera leur nombre à six au total car les deux premiers jeux sont régulièrement pris d’assaut, réalisation d’un toboggan géant à l’aide d’un morceau de parcours pour luge d’été récupéré en Dordogne et acheté avec l’aide de Carrefour solidarités. Seul le toboggan géant ne sera pas mis en service pour la saison 2003 car le bureau de contrôle technique a exigé des aménagements supplémentaires que l’association n’a plus le temps ni les moyens de réaliser.

La bataille navale
Toujours plus de jeux de société géants

Avec 8530 entrées, la saison 2003 est quasiment la réplique de celle de 2002. Mais s’il n’y avait pas eu de canicule pendant les 15 premiers jours d’août, la fréquentation aurait été majorée de 1300 visiteurs. Il est prouvé en tout cas que le labyrinthe peut aisément dépasser les 7500 visiteurs payants sans travaux gigantesques.

Pendant ce temps les pouvoirs publics se mettent de plus en plus à encenser le labyrinthe et à le placer parmi les priorités en matière de développement touristique mais hésitent manifestement à investir dans cette affaire. On fait miroiter des subventions sur des lignes budgétaires qui finiront par être épuisées, on veut plus de précisions sur le coût réel des investissements prévus et en définitive rien n’avance de manière décisive.

Si bien qu’en 2004, l’association décide de poursuivre ses investissements mais en les consacrant entièrement à l’amélioration des conditions de travail du personnel : achat d’un microtracteur-tondeuse diesel pour remplacer la tondeuse autoportée à bout de souffle, achat d’un bras articulé avec taille haie qui se fixe sur la prise de force à l’arrière du microtracteur pour remplacer le taille-haie que l’on tient à bout de bras (pour tailler 5 km de haies !), achat d’un garage pour ranger ce matériel et dégager le chalet à outillage/vestiaire qui commence à être sérieusement encombré et enfin, achat d’un nouveau matériel informatique pour remplacer celui qui avait donné par le Centre Hospitalier de Guéret qui est devenu obsolète. Tous ces achats, sauf le matériel informatique qui sera financé sur des fonds européens, est acquis grâce à l’aide de la Fondation MACIF d’une part et de la Caisse d’épargne Auvergne-Limousin d’autre part. Il n’y a aucun crédit public français.

 

Le labyrinthe, un sacré entretien
Le labyrinthe, un sacré entretien sur 5 km d'allées

 

Malgré ces améliorations, l’année 2004 sera marquée au sein du personnel par plusieurs départs volontaires, soit pour faire de l’intérim, soit en congé maternité qui se prolongera par un congé parental. Ces départs se produiront, pour une partie d’entre eux, pendant l’été, ce qui fait que la saison sera assez difficile à gérer. Il faudra faire appel d’une manière accrue à des saisonniers et les bénévoles devront être beaucoup plus présents qu’ils l’envisageaient.

Toutefois, les résultats de l’année précédente se confirmeront en 2004 puisque le nombre de visiteurs payants s’élèvera à 9420 soit un chiffre proche de celui qui aurait été observé l’année précédente s’il n’y avait pas eu la canicule. C’est cette année là que furent lancés les contes en nocturnes pendant l’été mais le démarrage en terme de fréquentation a été plutôt laborieux.

En 2005, les pouvoirs publics ont un peu avancé en ce sens qu’ils ont cotisé à plusieurs pour qu’une nouvelle étude soit menée pour évaluer avec précision le coût d’un réaménagement global du site. Mais dans le même temps, l’association apprend que ce projet de réaménagement n’a pas été retenu, pratiquement par les mêmes financeurs, au titre du Contrat de Pays. Autrement dit, il faudra trouver une autre solution pour bénéficier de financements publics substantiels.

L'année 2005 va également mal démarrer pour les voisins accueillis en 1998 sur le site avec leurs caravanes. Entre-temps, ils avaient remplacé une des caravanes par un mobile home et s'étaient aménagés un jardin d’agrément à l’abri des regards. Autrement dit, ils s'étaient installés d’une manière durable. En janvier les deux habitations mobiles vont brûler successivement, obligeant la municipalité à les reloger en urgence en ville. Tous leurs biens ont disparu.

2005 est cependant l’année du 10ème anniversaire de l’association. A la fin de la saison 2004, le conseil d’administration décide que cette année 2005 devra être exceptionnelle et met tout en œuvre pour qu’une nouvelle palette d’activités soit offerte aux visiteurs. Notamment des activités à l’ombre ou dans l’eau pour créer un équilibre avec le labyrinthe qui est en plein soleil. C’est ainsi que, dès l’automne 2004, démarrent les travaux d’installation d’un parcours de douze jeux d’adresse, probablement unique en France, sur un demi hectare de zone boisée, d’où il faudra retirer à nouveau des mètres cube de ferraille et de déchets.

 

Le parcours des jeux d'adresse en sous-bois

Ce parcours sera mis en service à Pâques 2005. Puis seront mis en service simultanément début juillet, après une visite de contrôle favorable, le fameux toboggan géant sérieusement remanié, un aquagliss réalisé avec des goulottes inutilisées par le toboggan géant et alimentée par une source captée et enfin un manège à poney du début du XXème siècle mis à disposition par un membre du conseil d’administration de l’association.

Le toboggan Aquagliss
Toboggan Aquagliss

Tout ceci, avec une bonne promotion notamment en direction des écoles et des associations, donne un coup de fouet à la fréquentation qui augmente de près de 40 % en 2005 par rapport à l’année précédente à hauteur de 13 100 visiteurs payants. Dans tout cela, seul le parcours de jeux d’adresse a constitué une dépense réellement importante dont une partie a été couverte par le Trophée régional de l’Initiative en économie sociale et solidaire attribué à l’association au printemps 2005 par le Crédit coopératif complété par le Trophée national attribué par le même établissement à l'automne 2005. Finalement, avec peu d’argent et beaucoup de travail et d’imagination, l’association a réussi à donner une bonne assise économique au projet.


Le toboggan géant

De ce fait les emplois en insertion se voient confortés et continuent d’être progressivement transformés, comme prévu, en emplois de droit commun sans aucune aide de l’Etat. La nouvelle équipe de salariés, presque entièrement recomposée en 2005, a du reste apporté elle aussi sa contribution à ce succès ce qui permet de conforter la pérennité et la crédibilité du projet.

Manège de poneys
Le manège de poneys

Fin 2005, le conseil d'administration de l'association approuve, pour l'essentiel, les propositions contenues dans la seconde étude menée au titre du réaménagement global du site, avec toujours un nouveau bâtiment d'accueil et des aménagements paysagers un peu partout, mais également avec, d'une part l'implantation d'un labyrinthe modulable constitué de panneaux de bois, d'autre part un parcours d'agrément et de découverte dans le vallon sauvage. En cette fin d'année, une résidence mobile est acquise pour remplacer celle qui a brûlé en début d'année et elle est aussitôt mise à disposition d'une famille de salariés. Par ailleurs le conseil d'administration crée un quatrième emploi permanent pour gérer les activités animalières et renforcer l'entretien du site.

L'année 2006 est marquée par la création d'une activité de promenades à poney à l'intérieur du site. Au préalable, il aura fallu que le personnel clôture entièrement le site et crée de toute pièce un chemin de ronde de 1km300. C'est ce chemin qu'emprunteront les parents qui accompagnent leurs plus jeunes enfants juchés sur un poney. Toutefois, lorsqu'arrivera, fin 2006, l'heure des bilans, l'activité se révèlera désastreuse du point de vue économique et le conseil d'administration décidera d'y mettre fin et de la remplacer par une mini ferme avec de jeunes animaux.

Le parcours à poneys


Cette année 2006 connaît un nouveau progrès dans la fréquentation qui passe à 15 377 visiteurs payants (soit presque trois fois plus qu'en 2001) malgré une baisse pendant tout le mois de juillet du fait d'une période de canicule. Ce chiffre place dorénavant le labyrinthe géant parmi les trois ou quatre sites touristiques les plus fréquentés en Creuse.

En 2007 se réalise enfin la nouvelle extension du chalet d'accueil prévue depuis 2005 qui permet de recevoir le public dans de meilleures conditions et de lui offrir un nombre supérieur de sanitaires adapté à l'augmentation de la fréquentation. Dans le même temps, le parcours de jeux d'adresse est déplacé. Il quitte le vallon un peu trop humide et est installé dans un petit bois qui offre la même qualité d'ombrage mais avec les pieds au sec. Enfin, les enclos et les abris de la mini-ferme sont réalisés afin d'accueillir des lapins, des moutons, des chèvres et un couple de poneys conservé sur le site malgré l'abandon de l'activité de promenades.

La nouvelle extension du chalet accueil

 

Moutons de la mini ferme

 




 
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